Commando Parachutiste de l'Air n°10 - CPA10




JP Meffret "Les Oies Sauvages"

Caporal Chef  Sébastien Planelles


Cérémonie d'obsèques aux Invalides



Une cérémonie militaire en l'honneur du caporal-chef Sébastien Planelles et du premier-maître Frédéric Paré de la Marine nationale s'est déroulée à l'hôtel national des Invalides à Paris, le mercredi 30 août 2006 à 12h00.

Le caporal-chef Planelles appartenait aux CPA 10 (commandos parachutistes de l'air) de la base aérienne 123 d'Orléans. Il est tombé au combat le vendredi 25 août 2006, durant un engagement armé contre des Talibans dans l'est de l'Afghanistan.

Les honneurs militaires leur ont été rendus en présence du ministre de la Défense, du chef d'état-major des Armées, du chef d'état-major de l'armée de l'air et du chef d'état-major de la Marine.

Le ministre de la Défense et le chef d'état-major des Armées ont remis aux deux défunts la Médaille Militaire, ainsi que la Croix de la Valeur Militaire à titre posthume.

La présence de l'armée de l'air en Afghanistan s'inscrit dans le cadre de la participation de la France à la coalition "Enduring Freedom" et à la force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS). Elle contribue à améliorer la condition sécuritaire du pays et à lutter contre le terrorisme en Afghanistan.


Les 10 ans du

Centre de Formation Militaire Elémentaire

Le 19 avril 2007, les 10 ans du centre de formation militaire élémentaire (CFME), situé sur la base aérienne 722 de Saintes, ont été célébrés à l’occasion de la présentation au drapeau du stage 2007/02 des militaires techniciens de l’air (MTA) et des volontaires militaires du rang (VMDR).

Le bâtiment instruction du CFME a été baptisé au nom du Caporal Chef Sébastien Planelles, décédé le 25 août 2006 dans une embuscade en Afghanistan.

Le CFME forme en effet les militaires techniciens de l’air (MTA) de l’armée de l’air qui tiennent un rôle important dans les unités, après avoir reçu une formation militaire et professionnelle adaptées.

Le baptême du bâtiment Instruction du Centre de Formation Militaire Elémentaire (CFME) a eu lieu en fin de matinée. Cette unité, issue de la professionnalisation des Armées, célèbre ses 10 ans d’existence et son bâtiment porte désormais le nom « Caporal-chef Sébastien PLANELLES ».
Formé à Saintes au CFME, le CLC Planelles exerçait le métier de fusilier commando au CPA 10. Lors d’une mission de reconnaissance en Afghanistan, il tombe dans une embuscade avec son groupe. Il décède, avec son compagnon d’arme le 1er maître Frédéric Paré (infirmier des fusiliers marins de Lorient), le 25 août 2006.


Une plaque commémorative évoquera aux stagiaires qui vont se succéder dans ces murs l'exemple qui leur est offert par le Caporal-chef Sébastien PLANELLES.

L’EETAA rend hommage au

Caporal-Chef Sébastien Planelles



Une stèle, érigée à la mémoire du caporal-chef Sébastien Planelles, a été inaugurée le vendredi 17 octobre 2008 à l’école d’enseignement technique de l’armée de l’air (EETAA 722) de Saintes.

Le CLC Planelles est tombé sous le feu des armes lors d’une mission en Afghanistan le 25 août 2006. Entré en service le 14 juin 2000, le CLC Planelles avait rejoint le commando parachutiste de l’air numéro 10 (CPA 10) basé à Orléans, à l’issue de sa formation effectuée au centre de formation militaire technicien air (CFMTA) de Saintes.

La cérémonie présidée par le général de brigade aérienne Philippe Aubignat, commandant la brigade des forces de sécurité et d’intervention (BAFSI), s’est déroulée en présence de la famille du défunt et de nombreux élus. Elle regroupait aussi les stagiaires du centre de formation militaire élémentaire (CFME 00.325) de l’EETAA.

La lecture de la citation a rappelé le comportement exemplaire et la bravoure au combat du caporal-chef Planelles.

La Marseillaise, chantée a capela par les élèves, a clôturé cette émouvante commémoration.



Sources: AA


A Créteil, un nom a été ajouté

au monument aux morts


Le nom d’un jeune soldat mort en Afghanistan, il y a quatre ans, a été gravé sur le monument aux morts de Créteil, où on lui a rendu hommage à l’occasion du 8 mai 2010.


Photo le Parisien du 09.05.2010

Le caporal-chef Sébastien Planelles (photo ci-dessus) avait 28 ans lorsqu’il est mort en Afghanistan à la suite d’une embuscade. Quatre ans après son décès, le préfet du Val-de-Marne, le maire de Créteil, les représentants de l’armée et des anciens combattants ainsi que sa famille et ses camarades militaires ont honoré sa mémoire à l’occasion de la cérémonie du 8 mai 1945, date qui marque la victoire sur le nazisme.
Son nom a ainsi été dévoilé sur le monument aux morts de Créteil (Val-de-Marne), la ville où il est né et où il a grandi.
Sébastien Planelles fait partie d’une nouvelle génération tombée au feu. Son nom a été gravé dans la partie basse du monument où sont mentionnés les soldats morts dans des conflits plus récents. Au-dessus se trouvent ceux de 39-45 et de 14-18. « Les démarches sont très longues, mais il est normal de les faire, explique explique Laurent Cathala (PS), député maire de Créteil, à qui revenait le soin d’engager les demandes. C’est un moyen d’exprimer une reconnaissance. »
« L’Afghanistan est un terrain d’action de l’armée éloigné de la France et méconnu des Français, explique le colonel Paul Dodane, représentant des armées dans le département du Val-de-Marne. » Le jeune militaire appartenait aux forces spéciales au sein du commando parachutiste de l’air, des hommes surentraînés attachés à la base aérienne d’Orléans. Engagé dès 20 ans dans l’armée, ce passionné d’arts martiaux est intervenu sur de nombreux théâtres : Tchad, Djibouti, Tadjikistan puis Afghanistan
Le 25 août 2006, à peine un mois après son arrivée, un engin piégé explose lors de son passage. Sébastien sera tué en même temps qu’un commando marine.

« C’est l’aboutissement d’une reconnaissance par la France »

"La mère du jeune soldat mort en Afghanistan"

Il y a quatre ans, la vie de la famille Planelles s’écroulait avec la mort de Sébastien. L’inscription du nom du fils aîné sur le monument aux morts de sa ville natale et l’hommage rendu hier sont un soulagement pour tous : « C’est l’aboutissement d’une reconnaissance par la France, explique Mireille, sa mère. On voudrait que son nom soit respecté par ceux quine l’ont pas connu.
C’était un jeune homme qui a donné sa vie pour la République. »
Famille et amis aimeraient que le public prenne conscience de ce qu’un tel engagement représente : « Être en Afghanistan, c’est une manière de dire qu’on n’est pas d’accord avec les talibans et que leur fanatisme religieux n’a rien à voir avec la religion musulmane, estime Arnaud, un ami militaire du défunt. Avant de partir, il m’avait dit : Si je ne rentre pas, si je meurs, c’est pour la France. Il avait conscience du risque. » Lorsque le jeune homme a voulu s’engager à 20 ans, ses parents avaient tenté de l’en dissuader. En vain. Bruno, son frère, se souvient : « Il détestait l’injustice et c’était un grands sportif. L’armée l’a épanoui. Elle lui avait apporté tout ce qui lui manquait. »

Source: http://www.leparisien.fr