Commando Parachutiste de l'Air n°10 - CPA10


Présentation du CPA 10


Avec Michèle ALLIOT-MARIE,  Ministre de la Défense  de 2002 à 2007 quelque part  dans  le  Monde !


Photo transmise par "Richy"

Missions


Le CPA 10 - Orléans - expliqué par Air Actualité de mars 2009.

Le CPA 10 est, en quelque sorte, le grand frère des deux autres Commandos Parachutistes de l'Air. Il ouvre la voie, impulse la dynamique et mène les missions les plus « pointues ». Intégrer le CPA 10 représente le summum pour un Fusilier Commando de l'Air. D'ailleurs, les CPA 20 et 30 constituent le vivier traditionnel du CPA 10.
Unité de l'Armée de l'Air employé par le Commandement des Opérations Spéciales (COS) le CPA 10 est composé d'un peu plus de 250 personnes. Une réelle et nécessaire discrétion entoure ses activités. « Nous sommes astreints à une grande confidentialité autour de nos opérations », explique le commandant en second du CPA 10. Les opérations spéciales sont des actions militaires spécifiques, menées par des unités entraînées et équipées en conséquence. Elles se distinguent des opérations conventionnelles par un cadre espace temps différent, par un niveau de risque consenti et par des modes opératoires particuliers. L'engagement de ces forces est soumis à un contrôle politico-militaire étroit et permanent.
Au sein du COS, le CPA 10 est orienté vers l'emploi de la troisième dimension, dont l'appui aérien. « Nous possédont, notamment, une expertise dans la reconnaissance et le marquage de terrain pour poser d'assaut des aéronefs de transport, explique le chef des opérations. Nous maitrisons également toutes les techniques nécessaires à la prise par la force d'une zone aéroportuaire ».
Le CPA 10 compte une dizaine de groupe « action » constitués d'une douzaine de personne. « Tous nos groupes maîtrisent un standard d'actions commandos, comme le sabotage, la destruction, le renseignement, les patrouilles motorisées », détaille le commandant en second du CPA 10. Un stage initial appelé BELOUGA, permet aux nouveaux affectés d'acquérir les techniques de base et la connaissance des procédures liées aux opérations spéciales. « BELOUGA est en quelque sorte l'équivalent de la certification « Pilote Opérationnel » (PO) pour les pilotes », explique le commandant en second. Chaque groupe acquiert ensuite une spécialisation: la chute militaire opérationnelle, la récupération d'otages (Invex) ou le guidage d'aéronefs au travers de la mission Offensive d'Observation et de Destruction de Site par l'Arme Aérienne (ODESSA).
Le CPA 10, s'appuyant sur le retour d'expérience de ses missions, est une unité qui a une vue prospective, à la recherche de nouvelles techniques et de nouveaux matériels. « Nous sommes une unité modulable, réactive et en constante évolution, déclare le commandant en second du CPA 10. Le fait d'évoluer en effectifs réduits, nous permet de réagir vite et d'être engagé dans les plus brefs délais ». En quelques heures, le CPA 10 peut réunir et tenir ses éléments prêts pour une projection en n'importe quel point du monde.


Le CPA 10 à la Garde du Drapeau de la BA 123 le 14 juillet 2008

Implantation

- Base aérienne 123 Orléans-Bricy (Loiret)

Historique

- En 1965, l’Escadron des Commandos de l’Air reçoit la mission de former le personnel chargé de la protection des installations des forces nucléaires. Après quatre années, il apparaît nécessaire de tester l’efficacité des dispositifs de protection mis en place. Ainsi, en 1969, l’Escadron d’évaluation et d’intervention (EEI) est mis sur pied et est implanté sur la base aérienne 726 de Nîmes-Courbessac. L’EEI devient Escadron de protection et d’intervention 11.301 (EPI 11.301) en 1979.

Le 10 juin 1992, Monsieur Pierre Joxe, ministre de la Défense, signe un décret donnant naissance aux forces spéciales (COS). En septembre 1993, l’état-major du Commandement des opérations spéciales est déclaré opérationnel


Des unités des trois armées sont identifiées. Elles seront employées par le COS pour les opérations ou dans le cadre de l’entraînement interarmées. S’agissant de l’Armée de l’Air, outre des moyens aériens, il est décidé de mettre à disposition du commandement des opérations spéciales des Commandos de l’Air qui seront chargés plus particulièrement de faciliter l’engagement dans la profondeur des aéronefs.

Ainsi, le 1er janvier 1994, l’EPI devient l’Escadron d’Intervention des Commandos de l’Air en regroupant les Commandos Parachutistes 10 et 40.


En juillet 1996, la base aérienne 726 de Nîmes-Courbessac ferme ses portes et le CPA 10 devient une unité à part entière dont l’appellation officielle devient CPA 10.566. Il est alors stationné sur la BA 200 d’APT, qui est à son tour fermée et le CPA 10.566 s’installe en juillet 1999 sur la Base Aérienne 123 d’Orléans Bricy au Quartier Reymondaud.

Commandants d'Unité

Groupement de Commandos Parachutistes de l’Air 10.541

1956 à 1958 Cne Meyer
1958 à 1960 Ltt Pallardy
1960 à 1961 Ltt Jamin

Escadron d'Evaluation et d'Intervention

02-1969 à 08-1969 Ltt Vinciguerra
1969 à 1973 Cne Catalifau
1973 à 1974 Ltt Donate
1974 à 1976 Cne Keryhuel
1976 à 1979 Cne Lassalle

Escadron de Protection et d'Intervention 11.301

1979 à 1982 Cne Janvier
1982 à 1985 Cne Jean
1985 à 1987 Cne Masson-Regnault
1987 à 1990 Cne Bonnefond
1990 à 1992 Cne Redon
1992 à 12-1993 Cne Charpentier



Commando Parachutiste de l’Air N°10

"Composante Opération spéciale de l'EICA 11.301"
01-1994 à 1995 Cne Charpentier
1995 à 1996 Cne Willem

Pour l’histoire, deux unités issues de L’EPI sont citées :

1994 à 1996 EICA 11.301 Lcl Duval
1996 à 1999 EICA 06.566 Lcl Viarouge

 

Commando parachutiste de l’Air N°10.566

1996 à 1997 Cdt Willem
1997 à 1999 Cdt Landicheff
1999 à 2002 Lcl Fontant
2002 à 2006 Lcl Renon
2006 à 2009 Lcl Sutter
2009 à 2011 Lcl Boîté
2011 à 2013 Lcl Brault
à compter de 2013 LcL Asselin




Le CPA 10  est spécialisé dans le guidage des armements délivrés dans la profondeur par tous types d’aéronefs, la prise en compte et l’expertise d’installations relevant du domaine aéroportuaire, la reconnaissance de terrain de poser d’assaut. Pour remplir ces missions, le CPA 10 dispose de groupes actions aux multiples capacités (tous types d’infiltration terrestre et par moyens aériens, reconnaissance, assaut, appui, combat milieux clos, expertises techniques, transmissions,…)  Ces savoir-faire sont également utilisés dans le cadre de missions diverses (extraction de ressortissants, opérations de maintien de la paix, récupération et sauvetage aérolargué,…) .

Depuis 1994 cette unité a été engagée sur tous les théâtre d’opérations, Afghanistan, Albanie,  Kosovo, République de Cote d’ivoire, République démocratique du Congo, Rwanda, Tadjikistan, Tchad, ex Yougoslavie....




Insigne trouvé par Patrick Roger et récit d'une Opex en RDC trouvé par Francis Legrand dans une revue Commando de l'Amicale en 2003